Les sporties, ce sont ces gamins qui ont le sport qui coule dans les veines. Ceux qui aiment bouger, courir, transpirer plus que la moyenne. D’après les définitions classiques, un sportie c’est une personne friande de sport et d’activités de plein air. Ou qui porte des vêtements qui sentent le sportswear. Mais pour un coach comme moi, ça va plus loin. C’est le jeune qui arrive sur le terrain en ayant déjà l’envie de donner tout ce qu’il a. Qui voit un ballon et qui a les yeux qui brillent.

En fait, ces sporties-là, ils sont faciles à repérer. Ils ne traînent pas. Ils ne font pas semblant. Ils sont là pour bosser et pour s’amuser en même temps. Parce que pour eux, le sport c’est pas une corvée. C’est une seconde nature.

Comment reconnaître les vrais sporties dans tes équipes

Tu les as sous les yeux et tu le sais. Ce sont les premiers à proposer d’aller chercher le ballon qui est parti loin. Les derniers à vouloir rentrer à la fin de l’entraînement. Ceux qui, même quand l’exercice est dur, trouvent le moyen de sourire ou de pousser un copain. Ils ont cette énergie qui tire tout le groupe vers le haut. Mais ils ont aussi ce petit côté qui peut poser problème si on ne fait pas attention.

Parfois, ils ont un peu trop confiance en leur talent naturel. Ils pensent que parce qu’ils sont plus rapides ou plus habiles que les autres à 11 ou 12 ans, ça va toujours être comme ça. Erreur. J’en ai vu des dizaines comme ça. Des gamins qui volaient sur le terrain à l’école primaire et qui, à 16 ans, se faisaient dépasser par des mecs qui avaient bossé deux fois plus dur.

Coacher un sportie : le travail avant tout

Le truc c’est que coacher ces gamins demande un équilibre. Tu ne veux pas casser leur passion. Mais tu ne veux pas non plus qu’ils se reposent sur leurs lauriers. Alors tu les pousses. Tu leur donnes des objectifs un peu plus hauts que les autres. Tu leur fais faire ces répétitions en plus quand tout le monde rentre. Et tu leur répètes sans arrêt que le talent, c’est bien joli, mais que sans la sueur quotidienne, ça ne mène nulle part.

J’ai eu Lucas dans mon équipe il y a quelques années. Vrai sportie. Vitesse de ouf, dribble propre, vision du jeu. Mais il s’entraînait juste ce qu’il fallait. Pas plus. Du coup je l’ai pris à part. Je lui ai dit : « Tu as un don, gamin. Mais les dons sans travail, ça finit sur le banc. » Il a râlé au début. Il a transpiré plus que les autres pendant des mois. Aujourd’hui il joue en division régionale et il me le dit encore : sans ces entraînements durs, il serait resté au niveau départemental.

C’est pour ça que je dis tout le temps à mes joueurs : Transpire aujourd’hui, gagne demain. Parce que c’est la vérité pure et dure. Chaque séance où tu donnes tout, c’est une brique pour plus tard. Chaque fois que tu choisis la facilité, c’est une brique en moins.

Les programmes d’initiation pour les petits sporties

Pour les plus jeunes, il y a des initiatives qui portent des noms proches, comme Sporties for Shorties dans certains pays. L’idée derrière, c’est de faire découvrir le sport aux enfants dès 3 ou 4 ans et jusqu’à 6 ans environ. Pas un seul sport à fond. Mais un mélange. Du football, du basketball, des jeux de course et d’agilité. Le tout dans une ambiance fun, sans pression de résultat. Juste pour qu’ils bougent, qu’ils rient, qu’ils apprennent à être ensemble et à aimer l’effort physique.

C’est une super porte d’entrée pour créer des sporties qui vont tenir sur la durée. Parce que quand un gamin découvre le plaisir du mouvement tôt, sans que ça soit une obligation, il garde cette flamme plus longtemps. Et les coachs qui reprennent ces gamins plus tard ont une base solide sur laquelle travailler.

Tenues et petits détails pour les sporties

Un sportie a besoin de se sentir libre dans ses mouvements. Des shorts adaptés, légers, qui respirent bien. Des vêtements qui ne le gênent pas quand il accélère ou change de direction. Il existe des modèles pensés pour les kids qui font du sport intensément, avec des matières qui évacuent la transpiration. Parce que oui, un sportie transpire. Et une mauvaise tenue qui colle ou qui gêne, ça peut le freiner dans sa progression. Mais encore une fois, tout ça reste du détail. Le plus important, c’est ce qui se passe entre les deux oreilles et dans les jambes.

Les sporties, moteur des équipes de jeunes

Sans eux, une équipe manque de vie. Ils apportent l’intensité, l’envie, l’exemple. Ils font que les entraînements sont plus dynamiques. Mais le coach a le devoir de ne pas les laisser s’endormir sur leur matelas de talent. De les challenger en permanence. De leur apprendre que dans le sport, comme dans la vie, ceux qui gagnent vraiment sont ceux qui acceptent de transpirer plus que les autres.

Alors si tu coaches des sporties, ou si tu en as un à la maison, fais-lui comprendre ça. Pousse-le un peu plus. Demande-lui un effort supplémentaire quand il pense avoir déjà donné assez. Parce que c’est dans ces moments-là qu’il va vraiment progresser. Et un jour, il te remerciera. Ou il remerciera le coach qui aura su lui dire la vérité.

Transpire aujourd’hui, gagne demain.